Le lait, une sacrée vacherie !

Je vais m’attaquer ici à un sujet tabou qui risque de déranger un bon nombre d’internautes. D’un côté, les autorités sanitaires nous recommandent de consommer du lait au moins 3 fois par jour. De l’autre, plusieurs scientifiques s’expriment dans les médias pour dénoncer une surconsommation qu’ils estiment dangereuse. Les produits laitiers sont-ils réellement nos amis pour la vie ?                                                                              Le point pour ne pas avaler n’importe quoi.

Ce qui apparaissait depuis des décennies comme une vérité absolue est, depuis quelques années, remis en cause par certains scientifiques : le lait serait-il vraiment notre ami pour la vie, plein de sensations pures (ou de pures sensations) comme nous le suggèrent les spots publicitaires depuis des années ? Pas si sûr, répondent certains, parmi lesquels le journaliste et éditeur Thierry Souccar, responsable des éditions du même nom, auteur du livre Lait, mensonges et propagande, sorti en 2007.

Il est très difficile de s’attaquer à des croyances surtout lorsqu’elles sont enseignées par l’Etat, fidélisées par une publicité massive depuis notre enfance. Et pourtant, il suffit de se permettre de réfléchir par soi-même et d’observer en toute liberté d’esprit quelques constatations directes pour le moins troublantes. Les trois pays où l’on observe le plus de fractures de la hanche, donc d’ostéoporose, à savoir les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et la Suède, comptent parmi les plus grands consommateurs de laitages du monde. Par contre, les pays à très faible consommation laitière, voire nulle, tels que la Chine, le Japon ignorent pratiquement ces problèmes d’ostéoporose. Il semble donc que le calcium amené par le lait ne soit pas fiable, c’est à dire correctement métabolisable. Aussi, lorsque l’on observe au microscope la texture osseuse des grands consommateurs de laitages, on constate souvent une cristallisation grossière, irrégulière, cryptique, donc fragile. Ce calcium peu assimilable a tendance à se déposer anarchiquement dans les articulations sous forme de becs de perroquet.

Ces raisonnements ci-dessus valent pour des laits biologiques de vaches saines broutant de l’herbe sans engrais chimiques. Sinon, il faut rajouter tous les pesticides, antibiotiques, nitrates, dioxines, hormones et j’en passe…

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Premier élément remis en cause : les bienfaits des produits laitiers sur les os.

« Les produits laitiers restent la meilleure source de calcium pour les os », selon le docteur Marie-Claude Bertiere. Information remise en cause par le Professeur Henri Joyeux, cancérologue à la Faculté de Médecine de Montpellier, qui assure que «  l’on peut parfaitement consommer du calcium sans trop de produits laitiers avec des sardines fraîches, des amandes, du persil frais, des olives vertes, des crevettes, des noix et noisettes… ». « Dans les études épidémiologiques, qui suivent depuis vingt ans pour certaines, des dizaines de milliers de personnes, on ne voit pas que celles qui mangent plus de laitages ont moins de fractures » souligne Thierry Souccar.

Mais pour Thierry Souccar et pour plusieurs scientifiques qui ont conduit des études sur le sujet, c’est la relation entre calcium et solidité des os qui est peut-être à remettre en cause. « L’industrie laitière évite de parler de fractures car elle n’a pas de véritable preuve scientifique pour appuyer ses dires, estime Thierry Souccar. Ce qui est prouvé, c’est que si on manque réellement de calcium, les os peuvent être fragilisés. L’industrie laitière a voulu faire l’équation os = calcium mais en réalité c’est beaucoup plus compliqué que ça. Les études épidémiologiques n’ont jamais montré que la consommation faramineuse de calcium était bénéfique. » Et de souligner que, alors que la France recommande une consommation de 900 mg par jour, la recommandation officielle de l’Organisation mondiale de la santé n’est que de 500 mg, celle de la Grande-Bretagne de 700 mg.

Les Asiatiques semblent avoir moins de fractures que les occidentaux : question de gènes ou d’alimentation ? © Paylessimages / Fotolia.com

Par ailleurs « dans d’autres pays, en Afrique ou en Asie, où il n’y a pas de laitages et où la source de calcium est donc uniquement végétale, l’apport journalier tourne autour de 300 à 400 mg. Pour autant, il n’y a pas plus de fractures dans ces pays. On constate même plutôt l’inverse : ce sont dans les pays les plus consommateurs de produits laitiers, comme l’Europe du Nord par exemple, qu’il y a plus de fractures. En revanche, en Asie, il y en a peu. »

Question de gènes, direz-vous ? « Non, car on a pu constater qu’à Hong Kong et dans la région chinoise voisine, deux populations aux mêmes origines, l’occidentalisation de l’alimentation, comprenant entre autres l’introduction de produits laitiers, avait été de pair avec une augmentation du nombre de fractures du col du fémur », poursuit Thierry Souccar.

Reste la question de la densité osseuse : une forte consommation de lait augmente la densité osseuse, c’est un fait.  « C’est à cause des hormones oestrogènes contenues dans le lait, souligne Thierry Souccar. Mais, d’une part, ce phénomène est transitoire et peu spectaculaire, d’autre part, le lien entre densité osseuse et solidité des os n’a jamais été prouvé. Au contraire, les femmes végétariennes, par exemple, qui ont des os moins denses que la moyenne, n’ont a contrario pas plus de fractures. » Densité osseuse n’égale pas os solides

Mais surtout, là où les produits laitiers peuvent potentiellement aider certaines personnes, ils ont aussi, parfois, l’effet totalement inverse. Eh oui, tout le monde ne digère pas bien les produits laitiers, loin de là. Dans son livre, Thierry Souccar estime même que « environ 75 % des habitants de la planète ne sont pas capables de digérer le sucre du lait, qu’on appelle le lactose ». Et pourtant, les bébés boivent du lait à longueur de journée, et n’ont pas l’air plus malade que ça, direz-vous ? Normal, car ils ont la capacité de produire une enzyme, la lactase, qui va permettre de décomposer le lactose en deux sucres mieux acceptés par l’organisme, le galactose et le glucose. L’ennui, c’est qu’en grandissant, la plupart des gens perdent leur capacité à produire cette enzyme. Résultat : ils ont du mal à digérer le lactose, ce qui peut entraîner douleurs intestinales et diarrhées. Pas étonnant, estime Thierry Souccar, puisque la consommation de produits laitiers à l’âge adulte par l’Homme est relativement récente (environ 10 000 ans). Et la consommation de laitages plusieurs fois par jour est un phénomène très récent dans les sociétés occidentales. Les yaourts sont apparus en France vers 1960, les vaches laitières en troupeaux n’existent en Bretagne et en Normandie depuis environ 130 ans et de façon industrielle depuis la fin de la seconde guerre.

Le Japon et la Crète sont les deux pays au monde ou l’on vit le plus vieux et où la mortalité cardiovasculaire est la plus faible. Or en Crète on ne consomme que du lait de brebis depuis 5000 ans et au Japon, on ne mange aucuns produits laitiers depuis 7000 ans. Dans ce dernier pays, les femmes ne connaissent ni le cancer du sein, ni l’ostéoporose, ni les bouffées de chaleur après la ménopause.

La majorité des fractures du col du fémur, chez les femmes, se rencontre dans les sept pays les plus gros consommateurs de produits laitiers.

Il semble bien que le conseil de manger des produits laitiers soit directement lié à un matraquage publicitaire plutôt qu’à des impératifs de santé publique.

En pratique, il ne faudrait pas dépasser un laitage par jour et cela 5 jours sur 7. Le pire des laitages est le yaourt, surtout s’il s’agit d’un laitage maigre, car il ne contient que des protéines, de l’eau et de plus il est très acide. Le moins néfaste est le fromage, notamment celui de chèvre ou de brebis. Heureusement, pour notre bonheur, la France en est particulièrement riche.

L’industrie laitière, en France, génère un chiffre d’affaires colossal. © Sonia Chatelain / Fotolia.com

C’est que l’industrie laitière occupe, en France, une place de choix. Elle ne pèse pas moins de 20 milliards de chiffre d’affaires annuel. C’est 20 % du chiffre d’affaires de  l’industrie agroalimentaire.

Par ailleurs, l’industrie laitière ne lésine pas sur la publicité. On a tous en tête ces fameux slogans que nous avons déjà évoqués : les produits laitiers sont ces fameux « amis pour la vie » ou vous procurent « des sensations pures », le tout sur fond musical punchy ou romantique, bref : un truc positif, quoi. Le CNIEL déclare consacrer environ 2,5 millions d’euros annuels à l’investissement publicitaire. Auxquels il faut bien évidemment ajouter la publicité faite par les marques pour leurs propres produits, omniprésente, à la télévision notamment.

Pour certains, le lait serait responsable de maladies auto-immunes (problèmes articulaires, sclérose en plaques), de cancers et de problèmes d’asthme ou d’allergies. Allégations non fondées, selon les défenseurs du Programme National Nutrition Santé qui évoquent « une idée fausse véhiculée par quelques gourous pseudo scientifiques ».

De la modération

Le Programme Nationale Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer trois produits laitiers par jour, car cette source de calcium serait bonne pour les os. Mais Thierry Souccar, journaliste scientifique auteur de «  Lait, mensonges et propagande » n’est pas de cet avis. « Contrairement à ce que prétendent les chercheurs et les nutritionnistes du PNNS, consommer trop de lait s’avère néfaste », explique l’auteur. Les études indiquent pour l’instant que l’élévation du risque de développer un cancer n’est perceptible qu’à partir de plus de 2 laitages par jour. Donc s’il ne faut peut-être pas en consommer 3 ou 4, il n’y a pas de raison de se priver totalement de yaourts, fromages, crème… Mais les personnes ayant eu un cancer devraient, selon Thierry Souccar,  consommer les laitages avec parcimonie. « En effet, les laitages sont de puissants activateurs de facteurs de croissance cellulaires, comme l’IGF-11 », poursuit l’auteur. Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts !

De vrais dangers ?

Certains travaux montrent qu’une consommation importante de produits laitiers peut entraîner une augmentation de cancers : «  Des dizaines d’études publiées depuis plus de 15 ans montrent que les hommes qui consomment le plus de laitages (et de calcium laitier) ont un risque accru de cancers de la prostate, en particulier sous ses formes agressives», fait remarquer Thierry Souccar. Par ailleurs, les laitages peuvent entraîner une baisse du niveau de vitamine D, associée à des propriétés anti-cancer particulièrement intéressantes. Si les études se contredisent beaucoup, le lien entre une consommation élevée de laitages et l’apparition de certains cancers a déjà été affirmée comme acquis par certains chercheurs.

http://www.dailymotion.com/video/x8e0e2_cancer-du-sein-prevention-dr-bereng_lifestyle

Dernières réflexions :

Nous faisons partie des mammifères. Or, est-il possible de citer un seul mammifère sauvage qui boive du lait à l’âge adulte sur la planète ? L’on trouve de fait des carnivores, des herbivores, des granivores, mais aucun lactivore ! Il semble donc qu’il y ait là de la part du genre humain une transgression aux lois naturelles.

Pire, aucun animal n’aurait l’idée de se nourrir du lait d’une autre espèce. La simple observation de la nature montre que le lait est réservé aux premiers mois de la vie, et exclusivement dispensé par la mère.

La vitamine D est indispensable à l’absorption du calcium alimentaire par le tube digestif. Ce qui veut dire que si on est enfermé dans des bureaux toute la journée, puis voiture et chez soi et qu’on ne se met jamais au soleil, cela ne sert pas à grand chose nos 3 produits laitiers par jour mis à part nous engraisser.

Il existe des solutions :

Les boissons végétales sont de véritables sources d’énergie, oligo-éléments, vitamines et minéraux naturels. Si le lait de soja est le plus connu, il existe d’autres laits végétaux tels que le lait de riz, d’avoine, d’amandes, de noisettes, de noix, de châtaignes… A vous d’essayer ceux qui vous conviennent le mieux en fonction de vos besoins et envies.

Les principaux laits végétaux et leurs qualités nutritionnelles

Il est possible de faire des laits végétaux avec les fruits secs (amande, noisette), les céréales (blé, riz, avoine) ou encore les légumineuses comme le soja. Si les laits végétaux sont de composition différente, ils nous apportent tous des protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux (et notamment l’indispensable calcium). Cependant, ces derniers ne contiennent pas toujours une quantité de protéines et de calcium, équivalente au lait. Il s’agit donc de bien les choisir.

•    Lait de soja : le soja est un allier anti-cancer. Il contient des isoflavines qui réduisent  la sur-stimulation du corps par les œstrogènes. Il peut avoir un intérêt dans le cas de cancers hormono-dépendants comme certains cancers du sein par exemple. A savoir, la composition protéique du lait de soja est identique à celle du lait de vache. C’est donc un lait très intéressant nutritionnellement et souvent agréable au goût. De plus, il est facilement disponible sous forme de brique.

•    Lait de riz : sans cholestérol et sans lactose, il est conseillé pour les personnes intolérantes au lait de vache ou allergiques au soja. Distribué sous forme de briques vous pouvez  le consommer « nature », « enrichi en calcium », mais attention,  il contient peu de protéines. Cependant, il est recommandé pour les sportifs car il est riche en sucres lents.

•    Lait d’amande : riche en calcium, phosphore, fer, potassium et vitamine E, il existe en brique ou sous forme de poudre instantanée soluble dans l’eau. Son goût se marie avec le cacao, les céréales et les fruits.

•    Lait de châtaigne : naturellement riche en calcium et en sucres lents il s’utilise comme le lait d’amande et est disponible  sous forme de poudre instantanée soluble dans l’eau.

Utilisation au quotidien

Les laits végétaux s’utilisent dans la préparation de nombreuses boissons, plats, sauces etc….

Vous pourrez préparer des plats salés comme des galettes végétales, des gratins divers, une délicieuse sauce béchamel. En desserts les laits végétaux permettent de fabriquer des gâteaux comme la croustade aux pommes, des crèmes, des crêpes…Vous aurez l’embarras du choix !

La question du calcium

« Pour l’adulte supprimer le lait de vache ne présente aucune difficulté et ne l’expose à aucune carence calcique comme le laissent entendre les groupes laitiers. D’ailleurs, les Japonais qui consomment uniquement des laits végétaux ne souffrent aucunement d’ostéoporose », poursuit Lionel Clergeaud. Concernant le calcium, le lait d’amande et le lait de châtaigne en sont naturellement riches.

De même, le calcium est présent dans les aliments tels que les légumes secs, les légumes verts, les crudités, les fruits secs et fruits frais.

Sans oublier :

D’autres aliments contiennent des quantités intéressantes de calcium. C’est le cas, notamment, de certains légumes verts comme les brocolis ou le chou. « Contrairement à une idée répandue, le calcium végétal n’est pas moins bien absorbé que le calcium animal, déclare Thierry Souccar, auteur de « Lait, mensonges et propagande ». Ainsi, pour les crucifères, l’absorption atteint jusqu’à 50 %, contre 30 % pour le lait. »

Quand on voit le nombre de publicités sur les produits laitiers à la télévision et les kilomètres de rayons de produits laitier dans les supermarchés et les caddies qui en sont également remplis, il faut s’inquiéter.

Si un enfant consomme 1 yaourt, il ne va pas consommer un fruit frais, et c’est plus important pour lui surtout si le yaourt est sucré.

Et le lait de vache pour l’allaitement ?

Aucun fabriquant ne peut reproduire le lait humain.

Le lait maternel contient trois fois plus d’anticorps et est trois fois plus riche en acides gras poly-insaturés que le lait de vache. Le lait de vache contient cinq fois plus de sodium.

Le lait de vache est bien trop riche en protéines dont l’une, la B lactoglobuline qui détient un haut pouvoir immunologique absente chez la femme est responsable d’allergies. Par contre, le lait de femme possède de la lacto-transferrine indispensable à l’absorption du fer. Le lait de femme contient plus de (bon) cholestérol ainsi que des acides gras poly-insaturés pendant que ceux de la vache sont poly-saturés. Le lait maternel a des oligo-saccharides impossibles à synthétiser mais indispensables à une bonne croissance.

Autre problème de l’intolérance à la caséine. L’allergie aux protéines du lait de vache (caséine) est la plus fréquente des allergies alimentaires de l’enfant avant un an, depuis quelques années, on lui attribue près de 40% des cas de reflux gastro-oesophagiens.

Pour rappel, 5 allergènes expliquent à eux seuls 80% des allergies alimentaires de l’enfant : œuf (non bio avec des poules nourries aux farines), l’arachide, le lait et les poissons (à cause de leur alimentation en farine), la moutarde (sulfite).

Quels sont les effets des hormones contenues dans le lait ?

« Les hormones contenues dans le lait de vache sont des véhicules d’information qui vont transmettre à l’hypophyse du veau des messages adaptés à cette espèce animale particulière et pas à une autre. Imaginez une information à la croissance spécifique au veau, par exemple, peser 200 kg à six mois, reçue dans l’hypophyse d’un nourrisson qui, lui, dans le même laps de temps, ne doit peser que 7 à 8 kg ! Que va-t-il se passer? Tout simplement, cette information spécifique, qui ne correspond en rien avec la croissance normale de l’être humain, va perturber le mécanisme sensible du système hormonal réglé par l’hypophyse et, de ce fait, déclencher toute une série de conséquences fâcheuses pour le bon fonctionnement physiologique de l’individu. C’est pourquoi le danger ne porte ni sur la quantité de produits laitiers absorbés (bien que cela puisse provoquer des encrassements du métabolisme), ni même sur la qualité biologique : le lait de vache issu de l’agrobiologie contient absolument les mêmes informations néfastes et non adaptées à l’espèce humaine … ».

Le lait de vache est pour la croissance des veaux mais pas de l’homme, il fait passer un veau de 50kg à 400 kg en 6 mois !

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