Salut, 
je suis la drogue…

Mon nom vous fait frémir n’est-ce pas ?

Je suis l’ami fidèle de l’alcool et tout comme lui, je vous déteste au plus haut point, surtout les jeunes. Je vous hais parce que vous êtes beaux, intelligents et en santé : heureusement plusieurs d’entre-vous sont déjà mes esclaves et beaucoup moins reluisants maintenant. 
Pour ceux qui ne savent pas, mon travail à moi c’est l’abrutissement du cerveau; c’est ma spécialité. J’aime les débiles, les névrosés, les drogués, les amorphes…enfin. J’aime tout sauf la beauté. Je trouve les arbres laids et j’ai une saine horreur des fleurs. La nature que votre Dieu a crée… je la trouve affreuse : c’est pourquoi j’expédie les gens qui me consomment dans des pays d’épouvante et de désolation d’où, très souvent, on ne revient jamais. J’aime quand les gens s’entre-tuent pour m’obéir… J’aime les gros trafiquants…les gens morale…la saleté, le désespoir et la mort. 
Je suis mondialement connue.  Je traverse les continents à la vitesse de l’éclair et aucune frontière ne me résiste. Je suis partout à la fois…je me fous des lois et des principes…et je laisse sur mon passage la destruction et la folie. Merci ! De me vendre, de me consommer, de me cacher, votre aide m’est indéfiniment précieuse pour anéantir ce qui reste d’amour sur la terre. 
Si vous aimez les films d’horreur, si vous voulez connaître l’angoisse et la peur et si vous êtes comme moi, l’ennemi juré du bonheur, alors consommez-moi sans réserve. 
 Vous n’aurez aucune difficulté à me trouver… je suis partout : dans la poche du petit pusher, dans les bars et les brasseries, enfin partout ou mes services sont requis ; vous pouvez même devenir un de mes vendeurs…tel un vampire, je suis toujours à la recherche de sang nouveau. Je n’ai qu’un seul ami au monde, c’est l’alcool ; il m’aime et me respecte. Il sait très bien que je suis encore plus dangereuse que lui ; ensemble nous faisons une belle paire de salauds, nous vivons le parfait bonheur… le nombre de nos victimes augmente sans cesse… pouvons-nous demander plus ? 
Jeunes et moins jeunes, voulez-vous me confier vos cerveaux ?  Je vous promets de les détraquer à tout jamais et je vous promet aussi, par la même occasion, de faire de vous des loques humaines, dans les meilleurs délais ; avec un peu de chance, vous pourriez peut-être vous suicider ou terminer votre vie à l’asile ou en prison. Je vous laisse réfléchir… il faut que je vous quitte, je suis débordée de travail ; des millions de gens naïfs m’attendent avec impatience.

 

P.S.  Excusez-moi, mais je n’aurai pas le temps à perdre pour assister à votre déchéance ou à vos funérailles. 
Sans remords aucun, « de la vie humaine ».

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